je ne suis qu'un petit juge…

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… en forme d’anticipation de mon impossibilité à mettre à jour la chronique du lundi, je vous propose de l’anticiper ce dimanche. Évidemment comme vous êtes « très discipliné » vous ne la lirai bien-sûr que le lundi 5 novembre 2007… Voici donc la dernière nouvelle communiquée par Miss Trotinette qui ne chôme pas croyez moi pour nous trouver des petits scoops croustillants et comme toujours renversants… Voici donc la lettre d’un « petit magistrat » adressé à un « pseudo grand « de ce monde !

« Monsieur le Président, vous avez toutes les qualités : vous êtes extrêmement intelligent, actif, dynamique, ouvert, large d’esprit et tolérant. Votre génie est immense, les Français vous adorent. Vous êtes incontestablement le plus grand chef d’Etat que la France ait jamais connu. 

Je ne suis qu’un petit juge de rien du tout, un de ces fonctionnaires étriqués et mesquins qui méritent assurément le mépris de nos concitoyens. C’est donc avec crainte et tremblement que je m’adresse à vous. Conscient tout à la fois de mon insignifiance et de votre magnificence, c’est avec une extrême déférence et un profond respect que je prends la plume pour vous exprimer ma satisfaction et pour vous faire quelques suggestions. 

Laissez-moi d’abord vous dire que j’approuve sans réserve la dépénalisation du droit des affaires. Les patrons n’ont rien à faire devant une juridiction pénale. Les abus de biens sociaux, les banqueroutes, les détournements de fonds publics, la fraude fiscale sont des infractions vénielles qui ne causent pas beaucoup de préjudice. Il convient donc de les supprimer au plus tôt. Il en est de même pour les délits de corruption et de trafic d’influence, qui stimulent l’activité économique et le délit d’initié. 

La justice pénale doit donc se consacrer exclusivement à la délinquance dite de droit commun, la seule qui exaspère les Français. L’idée d’un juge des victimes est excellente, et d’ailleurs ne serait-il pas opportun de prévoir que le juge des victimes juge, seul, toutes les affaires pénales, en précisant évidemment que ses décisions ne doivent jamais décevoir les attentes de la victime ? 

Vous avez eu le mérite d’instituer les peines planchers. Tout ce qui va dans le sens de l’automaticité des peines constitue une avancée du droit. Cependant les Français doivent savoir qu’à la première récidive les juges peuvent refuser d’appliquer la peine plancher et que même à la seconde récidive ils ont, dans certains cas, une liberté d’appréciation. Enfin une peine plancher peut souvent être assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve. 

Je vous suggère tout simplement d’instituer une peine unique (ferme naturellement). Cela serait plus simple, plus rapide et plus efficace. A terme, cela vous autoriserait certainement à supprimer un certain nombre de juges en les remplaçant par des machines, ce qui permettrait de faire de substantielles économies. 

Vous avez, à juste titre, critiqué les juges qui accordent des libérations conditionnelles. Ne serait-il pas temps de supprimer toute libération conditionnelle ? Je suis persuadé que les Français en seront d’accord. 

Cela ne résout pas le problème des délinquants dangereux qui sortent de prison après avoir purgé leur peine. Vous avez proposé de les retenir prisonniers dans un hôpital fermé. Là encore, c’est une idée remarquable. Je propose que le commissaire de police puisse envoyer ces délinquants définitivement en hôpital-prison en signant une simple lettre qui pourrait s’appeler lettre de cachot. 

Les infractions à la loi sur les étrangers se multiplient. Nous sommes envahis de toute part par des individus qui, il faut bien le reconnaître, ne sont pas tous recommandables. 

Vous avez proposé de recueillir les empreintes génétiques de tout étranger admis sur le territoire national, mais je vous engage à aller plus loin. En les marquant au fer rouge on faciliterait grandement le travail de la police. Naturellement cette opération devrait être réitérée à chaque renouvellement du titre de séjour. Cette mesure a un coût, puisqu’il faudra rémunérer les forgerons, mais la lutte contre cette délinquance particulièrement perverse n’a pas de prix. 

Pour prévenir la récidive vous avez évoqué la castration chimique pour les délinquants sexuels. Grâce à votre talent de persuasion, les Français ont évolué, et je crois qu’ils sont maintenant mûrs pour admettre le principe de la castration physique, dont l’efficacité est incontestable.  Dans ce registre, il serait bon d’envisager également de couper les mains des voleurs récidivistes et de couper la langue des escrocs. Pour que l’effet dissuasif de la peine soit plus saisissant, je vous propose de téléviser en direct l’exécution des sentences. Cette mesure aurait, en outre, le mérite de rendre plus attractive la grille des programmes. 

Je suis certain qu’en adoptant ces quelques petites mesures notre pays pourra, sans renier naturellement son attachement indéfectible aux droits de l’homme, réduire dans des proportions considérables la délinquance. 

Espérant que ces suggestions recevront votre approbation, je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l’expression de mon profond respect.

Mercredi 17 octobre 2007

Jean-Louis Galland, Magistrat à Avignon ».  

ça décoiffe chez les ambassadeurs…

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… nous avions quelque peu oublié les fastes des soirées mondaines… mais grâce à l’ambassadrice et l’ambassadeur du Haillan (principauté quelque peu négligée !) revoilà les robes longues, les couleurs désuètes, les queues de pie, les costumes, les kimonos, les flanelles chics, les soies de chine, les chapeaux… champagne, assortiment de fromages du monde entier, vins fins et château pipette, gavette, paulette, ginette ou de la gâte (je ne me souviens plus !), argenterie, cristal et plastique chic. Rien n’est laissé au hasard de ce type de soirée ! Mais il faut bien le dire, cela décoiffe tout de même ces soirées comme en atteste ces clichés pris en cachette du service d’ordre… Merci encore à l’ambassadrice Marine et l’amabassadeur Gilles pour cette soirée unique au monde et si atyique… Bien-sûr l’adresse de l’ambassade restera à jamais secrète ici… Bon dimanche et tête à l’envers…

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soy un caballo…

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… c’est samedi me voilà debout le regard ailleurs, les lumières du jour percent les persiennes, le vent se lève, les chevaux sont au lointain… pourtant je suis un cavalier ou non plutôt un cheval Belges ! Étrange sensation j’ai des visions de prairies, de lisières de bois, des sentiers en sous-bois, des flaques de boue, soudain un écureuil me fait un clin d’oeil, il est mignon en bougeant sa tête de droite à gauche, du haut vers le bas… je passe mon chemin au son d’une musique légère, étrange, familière… Soy un caballo, I’m horse, Je suis un cheval… qui trotte sur les trottoirs de bordeaux, les gens me regardent intrigués mais peu hostiles, c’est beau un cheval le matin dans la ville… je croise un tramway mais je le rattrape au galop… je m’éloigne je sens que je serais mieux vers Macau à l’ombre des arbres qui longent l’estuaire… en attendant Robin, je cherche une Bibliothèque pour apprendre L’alphabet… Je suis vraiment un cheval.

Soy un caballo et cet instant musical est pour moi mais aussi un peu pour vous…

je dis quizz 7… le baiser permanent !

 

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… cette semaine à vous de découvrir de quel très beau film vu hier et qui enchanta Mister Cui Cui, Miss Bigoudi, une amie et moi-même… est extraite cette photo. Un film qui me procura un pur moment d’humanité, de sensibilité et d’émotion…

… dans la série Je dis quizz 6 la semaine dernière il fallait trouver ce qui se cachait derrière ces ronds rouges et mystérieux. Et bien il s’agissait de la création Light drops de Mauricio Clavero designer chic pour objets sensibles et humains. Light drop est donc un nouveau principe de luminaire solidaire d’un tableau mural sur lesquel six spots peuvent s’aimanter et se recharger… ou se désolidariser pour égayer votre espace à votre convenance… ingénieux non ! Aucun des participants n’a trouvé la bonne réponse mais les propositions étaient rigolotes (range cd, distributeur de tartelettes aux framboises, système Ubuntu, friandises nouvelles générations…). Donc parmi tous les participants ludiques et après tirage au sort le gagnant est l’ami Bordo goave (alias Christian de bordo). Bravo à tous et bravo l’ami, merci de vos visites et participations. Bordo goave… recevra un cadeau made in christo très prochainement dans sa boite aux lettres…

Bonne chance à tous pour découvrir ce qui se cache derrière la très belle image de cette semaine… réponse vendredi prochain… vite vos réponses pour participer au concours de la semaine…

indice 1 : la sublime actrice s’appelle Vera Farmiga…

 

le vélo dans le fossé selon Samir Barris…

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 … en écho hasardeux, Samir Barris mon nouvel ami spacien m’invita à découvrir son univers musical… et comme c’est étrange sa chanson Le fossé mis en image par Superette semble illustrer à merveille les mésaventures contées hier par La petite souris ! Le monde est étrange, surprenant, fascinant et finalement charmant.

Donc nous sommes tous unanime, on se retrouve place de la Victoire (!) pour partir ensemble casser la figure à cet idiot de professeur de sport qui traita de communiste le souriceau de La petite souris. On ne se doute pas trop de pour qui il a voté ce gugus au QI QI d’une herbe à vache… Cela promet en terme de transmission de valeurs et d’éthique sociale… Alors comme Samir et son vélo dans Le fossé quittons les chemin de traverse car « j’ai besoin d’une pause, qu’on ne me dise plus d’avancer, et même si je ne suis pas le premier… la ligne d’arrivée a perdu de son intérêt… ».Un univers pop, intime et caustique… tout ce qui devrait plaire à la petite souris et son bout de gruyère adoré…  

ps : au fait pour les résultat du concours de Je dis quizz 6… nous changeons les habitudes cela sera demain…

vive le sport, et le reste !

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… dans la série L’invitée libre j’ai le plaisir de vous présenter La petite souris très connue et appréciée ici. Elle nous livre son billet d’humeur sur le sport et autres dérives sociétales :

« Il y a quelques jours, mon fils de 13 ans revient anéanti de son cours d’athlétisme parce qu’il a osé dire que la compétition ne l’intéresse pas. Pire, il s’est aventuré à déclarer qu’il en avait ras le bol de participer à des concours, des AG, des remises de médailles où il est systématiquement spectateur de la gloire de certains, évidemment toujours les mêmes. Son entraîneur (une vingtaine d’années, ça promet !) lui a aimablement répondu que ses remarques étaient « communistes » (si, si !), et que tout le monde ne pouvait pas se trouver sur le podium. Il a rajouté que l’on venait au club pour faire de la compétition, que cela était inhérent à la pratique de tous les sports, et que si cela ne lui plaisait pas, ce n’était pas la peine qu’il revienne. Mon fils adore aller à ses entraînements 2 fois par semaine, il est très déçu.

Moi même, je pratique la course à pied en amateur, et je suis sans cesse houspillée par les entraîneurs de mon club parce que je refuse de participer aux compétitions « tu ne progresseras jamais si tu ne te fixes pas d’objectifs, tu n’aimes pas souffrir, hein ? ». Non, je n’aime pas souffrir, et je déteste les courses. Je n’ai pas le droit de courir ?

Par ailleurs, mon fils, toujours le même, avait terminé en juin son année de piano classique par la réflexion suivante de sa charmante professeure de piano : « Je ne te présente même pas à l’examen de fin d’année, tu n’as pas assez travaillé, je pense que tu devrais arrêter le piano, ce n’est pas comme ça que tu vas progresser. »

Alors voilà, je craque. Je réclame le droit de pratiquer des activités pour le plaisir.

Je réclame le droit de ne pas vouloir progresser, de ne pas aimer souffrir, d’avoir envie de se régaler et d’arrêter quand ça fait mal. Je réclame la possibilité de faire les choses en dehors de tout esprit de compétition, pour rien, pour soi, sans rien à prouver.

Mon fils a démarré le piano jazz, et il est heureux. Je vais aller voir les responsables du club et leur demander une case spéciale sur le bulletin d’inscription : compétition ou loisirs ? Puis je vais aller voir son entraîneur pour lui expliquer gentiment qu’il est un parfait abruti de décourager des ados, à l’heure où l’on parle d’obésité précoce et de gamins qui ne bougent pas assez.

 

Je continuerai à courir deux fois par semaine juste pour sentir les odeurs de sous-bois, pour papoter avec les copines et sentir mon corps qui bouge. Mais il y a des jours où j’en ai vraiment marre de cette société où il faut lutter constamment contre la connerie ambiante ».

Mille mercis Chère petite souris pour ce ton révolté et énergique qui va si bien à notre modernité rebelle. La semaine prochaine j’aurais le plaisir (s’il le veut bien !) de recevoir comme invité de marque Mister de la lune pour une autre tranche de plaisir et d’humeur partagés… à la semaine prochaine…

illuminator contre régénérator…

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… avant il y avait la brillantine, la boucle, le frisé, le carré, la coupe au bol, l’antipelliculaire, l’après, au miel, aux amandes… la simplicité somme toute… depuis peu j’ai l’impression d’être devant un film de science fiction lorsque, par un malheureux hasard, je tombe soudainement sur une publicité télévisée pour les produits cosmétiques qui doivent s’occuper de nos (mes) chers cheveux. Et nous voilà au pays du shampoing élaboré dans un laboratoire scientifique des plus secret qui nous propose la molécule illuminator ou l’effet régénérator… l’un avec l’autre ou l’un contre l’autre… les micros billes argileuses aux pouvoirs submagiques et à l’efficacité soudaine mais invisible… Attention mesdames et messieurs, le procédé n’est élaboré que pour vous et ne sera vendu qu’à environ 3 milliards d’exemplaires sur terre (pour l’instant, le marché galactique est quelque peu délaissé mais sûrement bientôt en émergence…).

Soudain je me demande, mais comment faisait-on au 19ème siècle… avait-on les cheveux sales, plus résistants aux intémpéries, plus rèches et rebelles, plus denses et élégants ! Mais moi je vous le dis tout haut, cela me fait rire de voir ces publicités à l’inventivité toujours renouvellée pour un produit qui dans tout les cas de figure ne changera pas grand chose… les cheveux blanchiront et tomberont… pour tous… fatalité je t’aime tant !

 

English version for Vladimir and my American friends (Very rough translation !)

… Before there was brillantine, the loop, the curly, square, cut in bowl, the Anti, after, honey, almonds … simplicity altogether for a while … I have the impression to be in a science fiction movie where, by an unfortunate coincidence, I suddenly fall on a television advertising for cosmetics which should take care of our (my) hair. And here we are in this country shampoo developed in a science laboratory of the most secret that we propose the molecule illuminator or effect regenerator… with one another or against one another … the microphones ball clay powers submagiques and efficiency sudden but invisible Attention ladies and gentlemen, the process was developed for you and will be sold only about 3 billion copies on earth (for now, the market is somewhat galactic neglected but surely emerging soon). Suddenly I wonder, but how it was in the 19th century … we had hair dirty, more resistant to climate more dry and rebels, denser and elegant ! But I say to you out loud, it makes me laugh to see these ads at the inventiveness always renewed for a product that in all the scenarios will not change much … white hair fall … and for all … I inevitable love you so much !

une cigogne nommée Bordhof…

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 … une cigogne à bordeaux, au café, brasserie, restaurant le Bordhof (clic image pour l’agrandir), c’est possible grace à l’heureuse initiative et au nouveau projet de mes amis  fred et cyrilio… une déco très belle et chic pour cet ancien café de quartier, un accueil convivial et amical, une cuisine riche et chaude en provenance de notre chère alsace, contrée d’origine de l’ami fred… Allez on se laisse très facilement séduire par cette douce cigogne… qui vient de s’installer à résidence au 3 place lucien victor menier à bordo city…

Culture et design