Archives de catégorie : les mots élégants

les beaux mots sont quotidien…

petit éloge d'un solitaire…

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Le fauteuil Solitaire de Alfredo Haeberli a des lignes très pures et des fonctions égoïstes

Ceete semaine l’invité libre est Mister Cui Cui qui adore les livres et nous propose sa petite chronique d’un petit libre qu’il dévora récemment . Il s’agit de Petit éloge d’un solitaire de Richard_Millet (un folio pas du tout cher!).

« Richard Millet est né le jour du décès de son grand-père. Le temps de devenir lui-même adulte à l’écriture mature et précise, il déloge de son passé cet homme qu’il n’a jamais croisé mais dont les traces de son existence distillent leurs impacts sur ce qu’il est aujourd’hui. Né en 1875, un objet, un papier, un parcours, des souvenirs d’oncle réactualisent cette vie du début du siècle où les mœurs, les rythmes, les contextes sociaux économiques et politiques ressurgissent tel un film historique. La méchanceté, la détermination sans concession du personnage n’entachent pas l’admiration pour l’homme marginal de cette époque. On est captivé par cette investigation qui remet en scène avec une réalité émotionnelle la vie de nos aïeux ». 

Merci Mister Cui Cui de nous faire partager le plaisir des mots, des beaux textes et de la lecture et à très bientôt. Actuellement je sais que tu es un peu souffrant et je te souhaite une très bonne convalescence et de beaux livres pour occuper ton temps !

La semaine prochaine nous attendons avec impatience la chronique de B….. L… mais aura-t-il trouvé le temps de penser à nous ? Il y travaille… je croise les doigts…

lecture du vendredi : l'homme accidentel de philippe besson…

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… des notes ping-pong entre La petite maison jaune et ici… c’est souvent une résonance affective, culturelle, commique, ludique et bénéfique… J’aime beaucoup l’écriture et l’univers de Philippe Besson… j’ai presque dévoré tous ses livres avec gourmandise et émotion. Hier ce fut la Saint Glin Glin (ou quelque chose comme cela selon Pascal Parisot !) et en retrant de dordogne je me suis arrêté pour acheter L’Homme accidentel afin de l’offrir à Mister Cui Cui… Je ne l’aurais pas dans ma bibliothèque personnelle… mais pas loin à quelques mètres et je pense que l’on m’accordera gentiment le droit de le lire très vite…

Présentation de l’éditeur

L’un est un inspecteur de police de Los Angeles, marié et sans histoires. L autre est la nouvelle coqueluche d Hollywood, celui dont les tabloïds s arrachent les photos. Sans l assassinat d un jeune prostitué dans un des quartiers les plus riches de L.A, ils ne se seraient jamais rencontrés… Alors que deux mondes opposés se télescopent dans un jeu de cache-cache mêlé de fascination et de faux-semblants, l’enquête policière va révéler bien plus que l’identité du coupable. Derrière le cliché d une existence bien rangée, ou celui des paillettes et du glamour, se cachent la vulnérabilité et la solitude de deux êtres. Aucun n’ avait prévu l’attirance violente qui les pousse soudain l’un vers l’autre. Comment ces deux hommes, icônes d une certaine Amérique et symboles de la virilité, vont-ils faire face à l’inédit ? Et combien de temps un amour, même absolu, peut-il se maintenir en marge de la morale et des lois ? Tantôt roman noir, tantôt road movie, cet hommage aux films hollywoodiens est aussi le récit d’une ville mythique, Los Angeles, où l’omniprésente lumière californienne irradie tout, des rues aux villas de stars, en passant par les motels de Venice Beach et les rivages du Pacifique. Cette lumière vengeresse semble n’avoir qu’un seul but : révéler le mensonge des apparences, confronter les êtres à leurs secrets enfouis et à leur vérité nue.

Biographie de l’auteur

Philippe Besson est l’auteur de En l’absence des hommes, Son frère (porté à l’écran par Patrice Chéreau), L’Arrière-Saison (grand prix RTL-Lire), Un garçon d Italie, Les Jours fragiles, Un instant d’abandon (les droits de ces trois derniers romans ont été cédés pour le cinéma) et Se résoudre aux adieux. Ses romans sont traduits dans dix-sept langues. Il vient d’écrire le scénario du second film de Laure Duthilleul (réalisatrice de À ce soir) et entame une collaboration avec André Téchiné.

on parle de ce livre ici

nos années Ernaux…

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photo, francesco gattoni

… les mots élégants sont en joie car sort actuellement le dernier roman/autobiographie/autofiction… Les années de Annnie Ernaux. Les mots simples, absents, la mémoire, les générations, les sentiments abrasifs, la plume essentielle… tout est réuni pour être un roman Christorama !

Présentation de l’éditeur

« La photo en noir et blanc d’une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un   rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement   penchée, souriant. Une épaisse natte brune ramenée par-devant, l’autre laissée dans le dos. Tout révèle le désir de poser comme les stars   dans Cinémonde ou la publicité d’Ambre Solaire, d’échapper à son corps humiliant et sans importance de petite fille. Les cuisses, plus claires,   ainsi que le haut des bras, dessinent la forme d’une robe et indiquent le caractère exceptionnel, pour cette enfant, d’un séjour ou d’une sortie à la mer. La plage est déserte. Au dos : août 1949, Sotteville-sur-Mer. »

 

Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux donne à ressentir le passage des années, de l’après-guerre à aujourd’hui. En même temps, elle inscrit l’existence dans une forme nouvelle d’autobiographie, impersonnelle et collective.

… si quelqu’un veut me l’offrir… je suis prenneur…

on en parle ici et

 

 

cosmofobia por lucia etxebarria…

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… il y des fois où cela fait très plaisir de découvrir de nouveaux écrivains et lors de mon escapade moderniste à Barcelone entre Noël et le 1er de l’an… avec Hélène L, Marie L et Mister Cui Cui… Marie L m’a prêté plusieurs livres de l’écrivain madrilène Lucia Etxebarria… J’ai commencé son dernier livre Cosmofobia (peut pas son meilleur selon certains !). Pourtant je trouve que c’est un vrai régal, l’espagne contemporaine, des personnages attachants et déjantés, une ambiance movida, une réalité crue et moderne, un art de la narration et de l’ellipse… Une saga moderne bien tempée… Je n’en suis qu’au début… mais cela me promet de bons moments de lecture… Une belle introduction à cet univers littéraire. Avez-vous déjà lu des livres de cet écrivain ? A vos avis…

Résumé du livre : Lavapiés, un quartier populaire du centre de Madrid. Comme de fil en aiguille, Cosmofobia présente X qui connaît Y puis Y qui connaît ‘Short Cuts‘, chaque chapitre s’attache à un personnage avec pour unité de lieu un ancien lycée converti en centre associatif destiné aux femmes en difficulté avec une halte-garderie en annexe.

Un extrait du livre à découvrir ici : Cosmofobia extrait

ne pas disparaître… et pourtant…

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… il y a des rencontres radiophoniques qui ne laissent pas indifférent… ainsi un livre devient un objet d’envie et de partage. En voici un extrait :

« Le 6 juillet 2004, Monsieur T. a poignardé sa femme de cinq coups de couteau. Il a ensuite quitté le domicile conjugal et s’est réfugié dans le jardin des voisins. C’est là qu’il a été découvert par la police. Quand, lors de son interrogatoire, on a demandé à Monsieur T. pourquoi il avait agi de la sorte, il a été incapable de répondre. Il ne semblait pas comprendre les faits qui lui étaient reprochés et ne se souvenait pas d’avoir tenté d’assassiner sa femme.

Comment vous appelez-vous ?

Pas moi.

Quel est votre prénom ?

Il ne m’appartient pas.

Et votre nom de famille ?

Pendant un moment, la police a poursuivi l’interrogatoire comme elle l’aurait fait avec n’importe quel prévenu. Mais Monsieur T. restait apathique et ne paraissait pas concerné par son propre cas. L’expertise psychiatrique ainsi que le dossier médical ont prouvé que monsieur T. n’était pas en pleine possession de ses moyens au moment des faits et venait de succomber à une crise aiguë de démence, l’une des manifestations possibles, bien qu’exceptionnelle, de la maladie de A ».

… il s’agit du livre « On est pas là pour disparaître » de Olivia Rosenthal (clic et éditions verticales, 2007). Je ne l’ai pas encore lu mais cela ne serait (trop) tarder pour autant j’ai envie de vous l’offrir… malheureusement pour vous il n’y aura que très très peu d’élus…

woody allen l'homorictus nécesserus…

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… à la moment qui pour moi est toujours une joie… à savoir la sortie du nouveau film de Woody Allen « Le rêve de cassandre »… je ne résiste pas à vous rappeller si vous étiez au pôle nord lors de sa sortie que son dernier livre L’erreur est humaine (flammarion, 2007) est un pur régal… voici ma chronique littéraire du jour :

Woody le cinéaste on adore, Allen l’écrivain on en raffole. Evidement il faut aimer l’humour décalé, le nonsens à tous les étages, la farce sociale, l’absurde des situations et des dialogues pour savourer ce nouveau mille feuilles. Si tel est votre cas, ce recueil hilarant est pour vous. L’imagination et le brio des situations ne peuvent qu’illuminer votre automne et le rictus de vos lèvres. Des parents déprimés parce que leur enfant a été recalé au concours d’entrée en maternelle, aux personnages de Disney en procès en passant par un vol d’étiquette de matelas … tout un univers au surréalisme tonitruant. Le voyage est revigorant autour des mots élastiques et absurdes. Le style allenien est toujours aussi brillant : « Son sang se figea dans ses veines : une immense ombre menaçante se découpait dans le couloir. Son cœur se mit à battre la chamade. Elle voulut hurler. Puis elle comprit que cette ombre était la sienne. Elle décida de se mettre au régime et appela les autorités. » Ne pas lire ce livre serait une erreur humaine… vous voilà avertis !

ps : un gigantesque joyeux anniversaire à la

petite souris

sweet home my love…

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… voilà un livre Sweet home de Arnaud Cathrine que j’avais dans les bagages cet été et que j’ai négligé occupé ailleurs, il fut mon livre de septembre et j’ai envie de vous en parler…

… Arnaud Cathrine jeune écrivain au talent évident nous ballade au fil de ses romans dans des aventures humaines à la frange du quotidien, du chagrin et du roman familial toujours renouvelé. Avec Sweet home au titre trompeur, l’auteur nous dépeint avec sensibilité, sans pathos, l’histoire familiale de Lily, Vincent et Martin membres d’une fratrie à laquelle s’ajoute Nathan, l’ami frère qu’ils se sont choisi, qui les a choisi ! L’ombre d’une mère malade, disparue et dont le souvenir reste tendue comme un deuil impossible… rien de vraiment doux dans cet univers, trois étés pour nouer et dénouer les émotions, les tensions, les affections, les silences… et finalement continuer à vivre (ensemble). « Si seulement les morts pouvaient conclure… » posé comme épitaphe de ce très beau roman (familial). Voilà ! 

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sur la dune les mots volent…

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… cela fait quelques mois que je veux lire Sur la dune le nouveau roman de christian oster, écrivain que je raffole comme une liqueur bien sucrée et nécessaire lors de grands froids… Enfin, ce livre est dans mes mains et j’en ai commencé la lecture samedi… je ne suis qu’au début mais déjà tout m’emballe, le style si resserré et qui va à l’essentiel, une essence de quotidien, des situations insolites qui rapprochent des gens que rien ne devraient se faire rencontrer, un comique de situation : une maison qui s’ensable à Saint-Girons plage… dans mes Landes natales… Le plaisir est là… je ne lis pas trop vite pour qu’il dure très longtemps… juqu’à la semaine prochaine au moins… Bon début de semaine les amis… sur la dune ou le macadam…