alexandre tharaud dans un salon avec erik satie…

… l’automne est bien là, un thé, une madeleine et un must à la lenteur sidérante et au temps suspendu, l’œuvre parfaite du grand Erik Satie jouée ici et mis en scène par le « poète du piano » le bien nommé Alexandre Tharaud.

Pourtant en la critique de cet opus fut sévère et cruelle en 1897 :

« La Société Nationale nous a conviés à son 259ème concert, orchestre sous la direction du caustique Doret, concert qui, pour être d’une gaieté moins folle que le Pompier de service, ne m’en a pas moins intéressée… Quant aux « Gymnopédies », conçues parune andouille mystique, Debussy les a délicatement orchestrées, rendant fort admissible, du moins pendant les cinq minutes qu’elle dure, cette machinette dont le léger maboulisme centre-gauche ne rappelle guère la musique de scène composée par le même Erik Satie, ignare en ébullition, pour le péladanesque « Fils des Etoiles » ; _j’ai pu voir le monstre lui-même, fâcheuse tête de potard obséquieux._ » Henry Gauthier-Villars dit Willy, l’Echo de Paris, 23 février 1897

Pourtant qui se rappelle du grincheux Henry Gauthier-Vilars… personne et cela n’est pas grave car l’œuvre de Satie est intemporelle et traverse le temps comme un rayon éblouissant de lumière…

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