maître capela : qui ou qu’il ?

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà enfin notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  ce printemps bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Faut écrire « ce qui… » ou « ce qu’il… » ?

La règle est que l’on peut écrire aussi bien : « nous verrons ce qui se passera » ou « ce qu’il se passera« . Il n’y a pas de règle formelle pour distinguer ces deux expressions que l’on emploie indifféremment.
Attention, 2 exceptions : falloir (ce qu’il faut et non ce qui faut) et plaire, où il convient d’employer ce qu’il quand on veut sous-entendre après plaire l’infinitif du verbe employé précédemment». En effet, falloir étant un verbe exclusivement impersonnel (c’est-à-dire qui ne s’utilise qu’à la troisième personne du singulier), on doit toujours écrire ce qu’il (faut). Avec le verbe plaire, il est possible de distinguer la construction impersonnelle de la construction personnelle : Fais ce qu’il te plaît (de faire) [entendez : ce que tu voudras] n’a pas exactement le même sens que Fais ce qui te plaît (entendez : ce qui te donne du plaisir, ce qui t’attire).

Reste à évoquer le cas du verbe… rester, sur lequel les spécialistes ont du mal à s’accorder : certains admettent les deux constructions sans distinction de sens (Il sait ce qui lui reste à faire ou ce qu’il lui reste à faire, étant donné que l’on peut dire telle chose lui reste à faire ou il lui reste à faire telle chose), d’autres écrivent : « N’est-il pas clair que vous direz sans hésitation, c’est tout ce qui me reste, et je sais ce qu’il me reste à faire ? »

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