Archives de catégorie : maître capela

des mots et du sens…

Le retour de maître capela…

C’est le bonheur du jour et le retour de Maître Capela en cette rentrée hors norme. Comme toujours, c’est l’amie / amatrice des bons mots, des belles phrases et des chroniques inspirées :

« J’aime beaucoup les chroniques bien troussées et culottées d’Arnaud Daguin dans l’émission « On va déguster » sur France Inter :

https://www.franceinter.fr/emissions/le-coup-de-lame-d-arnaud-daguin


Son intelligence se marie malicieusement à une plume leste et piquante qui fait mon bonheur.

Pour faire aimer les hommes à accent !

La dernière sur Nes… est un petit bijou que je vous recommande. »

A très bientôt pour une autre chronique très capelovitchienne.

Maître Capela : avec ou sans quelq’un…

… c’est l’après confinement et à l’heure du déconfinement c’est le grand retour (et en belle forme) de l’indispensable Maître Capela qui pousse un cri contre une langue française à la dérive. Je suis d’accord avec elle et sa sagacité. Avec Maître Capela j’apprends tout les jours un peu plus, merci à elle :

« Le confinement nous a plongés dans un monde distancié où les liens de
tous ordres arrivaient en rafale sur nos différents récepteurs : boites
mails, SMS, messageries instantanées et autres réseaux sociaux plus ou
moins dignes… C’est ainsi que j’ai découvert une nouvelle liberté
prise avec la langue française que j’aime tant. Elle concerne le verbe
partager.

En effet, dans le langage « orthodoxe », on partage quelque chose AVEC
quelqu’un. Et bien figurez vous que dans le monde d’après, on vous
partage quelque chose : une vidéo, un dessin, une blague… Cette
formulation me hérisse les poils car le verbe partager, promesse de tant
de bonheurs, me semble ainsi torturé ! On partage quelque chose, pas
quelqu’un (sauf si on est un psychopathe !)

Mais peut être est-ce révélateur de la période : sommes-nous vraiment en train d’échanger AVEC les autres ? »

Maitre Capela : tort, tord, tors…

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà en ce début 2019 notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  une année bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Avoir tort ou tord ou tors ?

Aïe les homonymes, ils n’ont pas fini de nous dérouter hein ?

Faisons le tri ensemble :

1) Tort

« tort » a pour sens : tout ce qui est faux, ce qui s’oppose à la raison, au bon sens, ce qui est juste.

On trouve ce mot dans les expressions avoir tort, faire du tort à quelqu’un, à tort et à travers, à tort ou à raison, être dans son tort, donner tort

Exemple : A tort et à travers de Manu Larrouy https://www.youtube.com/watch?v=JaOnlrIAb-U

2) Tord

C’est le verbe tordre conjugué à la troisième personne du présent de l’indicatif.

Truc : pour ne pas confondre avec « tort », essayez de le conjuguer à l’imparfait. Si vous pouvez remplacer « tord » par « tordait », alors vous avez bien affaire au verbe « tordre » et non à « tort ».

Exemple : Au tord-boyau de Pierre Perret https://www.youtube.com/watch?v=YnbGIVYQmvk

3) Tors

Ancien participe passé de tordre, cet adjectif signifie donc « tordu » et donne « torse » au féminin.

Exemple (pas trouvé mieux 😉) : le groupe Tors https://www.youtube.com/watch?v=cuRO5ljgV8E&start_radio=1&list=RDcuRO5ljgV8E

maître capela : qui ou qu’il ?

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà enfin notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  ce printemps bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Faut écrire « ce qui… » ou « ce qu’il… » ?

La règle est que l’on peut écrire aussi bien : « nous verrons ce qui se passera » ou « ce qu’il se passera« . Il n’y a pas de règle formelle pour distinguer ces deux expressions que l’on emploie indifféremment.
Attention, 2 exceptions : falloir (ce qu’il faut et non ce qui faut) et plaire, où il convient d’employer ce qu’il quand on veut sous-entendre après plaire l’infinitif du verbe employé précédemment». En effet, falloir étant un verbe exclusivement impersonnel (c’est-à-dire qui ne s’utilise qu’à la troisième personne du singulier), on doit toujours écrire ce qu’il (faut). Avec le verbe plaire, il est possible de distinguer la construction impersonnelle de la construction personnelle : Fais ce qu’il te plaît (de faire) [entendez : ce que tu voudras] n’a pas exactement le même sens que Fais ce qui te plaît (entendez : ce qui te donne du plaisir, ce qui t’attire).

Reste à évoquer le cas du verbe… rester, sur lequel les spécialistes ont du mal à s’accorder : certains admettent les deux constructions sans distinction de sens (Il sait ce qui lui reste à faire ou ce qu’il lui reste à faire, étant donné que l’on peut dire telle chose lui reste à faire ou il lui reste à faire telle chose), d’autres écrivent : « N’est-il pas clair que vous direz sans hésitation, c’est tout ce qui me reste, et je sais ce qu’il me reste à faire ? »

maître capela : à bicyclette…

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà enfin notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  ce printemps bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Doit-on dire « en vélo » ou « à vélo » ? 

Voilà une règle facile à retenir et qui vous permettra de ne plus jamais vous ridiculiser en utilisant la mauvaise préposition.
Il faut employer la préposition « à » lorsqu’on parle du vélo ou de la bicyclette, mais aussi de la moto, du cheval ou du ski. L’explication est toute simple : l’usage de la préposition « en » doit être réservée aux véhicules ou moyens de transport à l’intérieur desquels on peut prendre place : en voiture, en train, en bateau, en avion.
Dans les autres cas, c’est la préposition « à » qu’il faut utiliser. On doit donc dire et écrire « à vélo ».

Pour vous souvenir facilement de cette particularité, un bon moyen mnémotechnique consiste à remplacer le mot courant vélo par son équivalent plus strict bicyclette. L’expression « en bicyclette » sonne assez faux, alors que ce n’est pas le cas de « à bicyclette », vous ne trouvez pas ? Par ailleurs, la préposition « en » signifie « dans – dedans », ce qui est assez explicite.

c’est la rentrée de Maître Capela…

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… et bien voilà, on y est, c’est le temps retrouvé de la rentrée, et de facto la petite rentrée de votre humble blog tant aimé (du moins j’espère !).

Nous commençons ce vendredi 1er septembre 17 par la rentrée toute en beauté de notre si brillante et lumineuse Maître Capella, et pour débuter, un demi sinon rien  :

« A votre demande itérée : « le mot « demi » s’accorde-t-il et si oui comment ? », ce blog indispensable a décidé d’apporter la réponse idoine.

1- Placé devant un nom ou un adjectif, « demi » est invariable :

Exemples : une demi-heure, des demi-frères, des petits pois demi-fins

2- Placé derrière un nom ou un adjectif, « demi » peut prendre la marque du féminin, mais jamais celle du pluriel :

Exemples : deux heures et demie, trois mois et demi

3- La locution « à demi », qu’on trouve dans « à demi-mot » ou « à demi nu », est invariable mais n’est pas suivie d’un trait d’union devant un adjectif.

Exemples : la fenêtre à demi fermée.

4- Enfin, « demi” peut aussi être un nom et vous le connaissez bien pour l’avoir pratiqué tout l’été, bien frais, en terrasse de lieux sublimes :

Exemple : Garçon, un demi s’il vous plaît ! »

Maître Capella

maître capela 28 : il s’avère que…

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà enfin notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  ce printemps bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Il est avéré que… :

Ho ho, à la veille du premier tour des élections présidentielles, mon bloggy friend demande une chronique de maître Capela.

Nous allons donc aborder l’utilisation du verbe « avérer » qui signifie « qui s’est vérifié, qui s’est révélé exact ».

Vous me pardonnerez mes exemples partisans mais il est des moments historiques où chacun doit prendre ses responsabilités.

Avérer vient du latin verus (qui signifie vrai). On ne dit donc pas que quelque chose s’est avéré vrai (c’est un pléonasme, c’est à dire que cela signifie deux fois la même chose, comme « monter en haut » ou « sortir dehors ») ou faux (c’est un contresens, une contradiction) . On dira donc « cela s’est avéré », ou au contraire « cela ne s’est pas avéré » (ou encore « cela s’est révélé vrai ou faux »).

Par exemple, on peut dire « J’espère que la présence de Mme Le Pen au second tour ne s’avérera pas » ou « Malgré sa stratégie de dédiabolisation, il est avéré que le Front National est un parti affilié au nazisme »

cf. http://www.francetvinfo.fr/politique/moralisation-de-la-vie-politique/video-envoye-special-front-national-les-hommes-de-l-ombre_2096321.html

maître capela 27 : à proximité…

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  un automne16 bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Près ou prêt ?

Sur ce blog-ami, on est prêt à tout pour que vous soyez près de trouver une solution à la bonne orthographe de « près-prêt ».

C’est très simple : quand vous utilisez le son « pré » suivi de « de », c’est près et comme ce mot est une préposition, il est invariable.
exemple : Cet automne n’est pas près de devenir pluvieux.

Quand ce même son « pré » est suivi de « à », c’est un adjectif et il s’accorde donc en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte.
exemple : Cet automne ne semble pas prêt à devenir pluvieux.

Mon petit conseil : exercez-vous pour bien mémoriser ces orthographes, tapez sur votre moteur de recherche « près prêt exercices », le net propose de nombreux outils pour progresser !

A la prochaine fois !

Mâitre Capela 26 : rougir en français…

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  un automne15 bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Étrange français…

Connaissez-vous un mot dans lequel se juxtaposent 6 voyelles ?

Il s’agit du verbe « rougeoyer » à la 3e personne du pluriel de l’imparfait, vous voyez ?

« ROUGEOYAIENT »
E-O-Y-A-I-E

Oui je sais, cela ne sert absolument à rien de savoir ça, mais ça fait partie des curiosités de la langue française, incompréhensibles pour nos amis désireux d’apprendre le français.D’ailleurs, voici une autre anecdote confiée par une personne qui enseigne le français à des anglais. Elle est interrogée par ses étudiants sur le fait que les français disent tout le temps « Good bath ».
Elle a mis du temps à comprendre qu’il s’agissait de notre « Bon, ben… » interprété comme « bon bain » !!!

A la prochaine fois !

maître capela 25 : monsieur seul ou pluriel…

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  un printemps 15 bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

A propos de monsieur seul ou pluriel…

Trois petites choses simples à mémoriser pour éviter des erreurs :

1- On écrit Monsieur en entier et avec une majuscule :

a) lorsque ce mot s’adresse au destinataire
« Cher Monsieur »,  » Veuillez agréer, Monsieur »

b) sur une enveloppe

2- L’abréviation de Monsieur n’est pas Mr -qui est anglais- mais M.

3- Le pluriel Messieurs s’abrège en MM.

Bientôt la même chose pour ces dames et demoiselles…