Archives pour la catégorie maître capela

des mots et du sens…

maître capela : qui ou qu’il ?

maitrecapello114

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà enfin notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  ce printemps bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Faut écrire « ce qui… » ou « ce qu’il… » ?

La règle est que l’on peut écrire aussi bien : « nous verrons ce qui se passera » ou « ce qu’il se passera« . Il n’y a pas de règle formelle pour distinguer ces deux expressions que l’on emploie indifféremment.
Attention, 2 exceptions : falloir (ce qu’il faut et non ce qui faut) et plaire, où il convient d’employer ce qu’il quand on veut sous-entendre après plaire l’infinitif du verbe employé précédemment». En effet, falloir étant un verbe exclusivement impersonnel (c’est-à-dire qui ne s’utilise qu’à la troisième personne du singulier), on doit toujours écrire ce qu’il (faut). Avec le verbe plaire, il est possible de distinguer la construction impersonnelle de la construction personnelle : Fais ce qu’il te plaît (de faire) [entendez : ce que tu voudras] n’a pas exactement le même sens que Fais ce qui te plaît (entendez : ce qui te donne du plaisir, ce qui t’attire).

Reste à évoquer le cas du verbe… rester, sur lequel les spécialistes ont du mal à s’accorder : certains admettent les deux constructions sans distinction de sens (Il sait ce qui lui reste à faire ou ce qu’il lui reste à faire, étant donné que l’on peut dire telle chose lui reste à faire ou il lui reste à faire telle chose), d’autres écrivent : « N’est-il pas clair que vous direz sans hésitation, c’est tout ce qui me reste, et je sais ce qu’il me reste à faire ? »

maître capela : à bicyclette…

maitrecapello114

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà enfin notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  ce printemps bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Doit-on dire « en vélo » ou « à vélo » ? 

Voilà une règle facile à retenir et qui vous permettra de ne plus jamais vous ridiculiser en utilisant la mauvaise préposition.
Il faut employer la préposition « à » lorsqu’on parle du vélo ou de la bicyclette, mais aussi de la moto, du cheval ou du ski. L’explication est toute simple : l’usage de la préposition « en » doit être réservée aux véhicules ou moyens de transport à l’intérieur desquels on peut prendre place : en voiture, en train, en bateau, en avion.
Dans les autres cas, c’est la préposition « à » qu’il faut utiliser. On doit donc dire et écrire « à vélo ».

Pour vous souvenir facilement de cette particularité, un bon moyen mnémotechnique consiste à remplacer le mot courant vélo par son équivalent plus strict bicyclette. L’expression « en bicyclette » sonne assez faux, alors que ce n’est pas le cas de « à bicyclette », vous ne trouvez pas ? Par ailleurs, la préposition « en » signifie « dans – dedans », ce qui est assez explicite.

c’est la rentrée de Maître Capela…

maitrecapello114

… et bien voilà, on y est, c’est le temps retrouvé de la rentrée, et de facto la petite rentrée de votre humble blog tant aimé (du moins j’espère !).

Nous commençons ce vendredi 1er septembre 17 par la rentrée toute en beauté de notre si brillante et lumineuse Maître Capella, et pour débuter, un demi sinon rien  :

« A votre demande itérée : « le mot « demi » s’accorde-t-il et si oui comment ? », ce blog indispensable a décidé d’apporter la réponse idoine.

1- Placé devant un nom ou un adjectif, « demi » est invariable :

Exemples : une demi-heure, des demi-frères, des petits pois demi-fins

2- Placé derrière un nom ou un adjectif, « demi » peut prendre la marque du féminin, mais jamais celle du pluriel :

Exemples : deux heures et demie, trois mois et demi

3- La locution « à demi », qu’on trouve dans « à demi-mot » ou « à demi nu », est invariable mais n’est pas suivie d’un trait d’union devant un adjectif.

Exemples : la fenêtre à demi fermée.

4- Enfin, « demi” peut aussi être un nom et vous le connaissez bien pour l’avoir pratiqué tout l’été, bien frais, en terrasse de lieux sublimes :

Exemple : Garçon, un demi s’il vous plaît ! »

Maître Capella

maître capela 28 : il s’avère que…

maitrecapello114

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà enfin notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  ce printemps bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Il est avéré que… :

Ho ho, à la veille du premier tour des élections présidentielles, mon bloggy friend demande une chronique de maître Capela.

Nous allons donc aborder l’utilisation du verbe « avérer » qui signifie « qui s’est vérifié, qui s’est révélé exact ».

Vous me pardonnerez mes exemples partisans mais il est des moments historiques où chacun doit prendre ses responsabilités.

Avérer vient du latin verus (qui signifie vrai). On ne dit donc pas que quelque chose s’est avéré vrai (c’est un pléonasme, c’est à dire que cela signifie deux fois la même chose, comme « monter en haut » ou « sortir dehors ») ou faux (c’est un contresens, une contradiction) . On dira donc « cela s’est avéré », ou au contraire « cela ne s’est pas avéré » (ou encore « cela s’est révélé vrai ou faux »).

Par exemple, on peut dire « J’espère que la présence de Mme Le Pen au second tour ne s’avérera pas » ou « Malgré sa stratégie de dédiabolisation, il est avéré que le Front National est un parti affilié au nazisme »

cf. http://www.francetvinfo.fr/politique/moralisation-de-la-vie-politique/video-envoye-special-front-national-les-hommes-de-l-ombre_2096321.html

maître capela 27 : à proximité…

maitrecapello114

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  un automne16 bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Près ou prêt ?

Sur ce blog-ami, on est prêt à tout pour que vous soyez près de trouver une solution à la bonne orthographe de « près-prêt ».

C’est très simple : quand vous utilisez le son « pré » suivi de « de », c’est près et comme ce mot est une préposition, il est invariable.
exemple : Cet automne n’est pas près de devenir pluvieux.

Quand ce même son « pré » est suivi de « à », c’est un adjectif et il s’accorde donc en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte.
exemple : Cet automne ne semble pas prêt à devenir pluvieux.

Mon petit conseil : exercez-vous pour bien mémoriser ces orthographes, tapez sur votre moteur de recherche « près prêt exercices », le net propose de nombreux outils pour progresser !

A la prochaine fois !

Mâitre Capela 26 : rougir en français…

maitrecapello114

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  un automne15 bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Étrange français…

Connaissez-vous un mot dans lequel se juxtaposent 6 voyelles ?

Il s’agit du verbe « rougeoyer » à la 3e personne du pluriel de l’imparfait, vous voyez ?

« ROUGEOYAIENT »
E-O-Y-A-I-E

Oui je sais, cela ne sert absolument à rien de savoir ça, mais ça fait partie des curiosités de la langue française, incompréhensibles pour nos amis désireux d’apprendre le français.D’ailleurs, voici une autre anecdote confiée par une personne qui enseigne le français à des anglais. Elle est interrogée par ses étudiants sur le fait que les français disent tout le temps « Good bath ».
Elle a mis du temps à comprendre qu’il s’agissait de notre « Bon, ben… » interprété comme « bon bain » !!!

A la prochaine fois !

maître capela 25 : monsieur seul ou pluriel…

maitrecapello114

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  un printemps 15 bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

A propos de monsieur seul ou pluriel…

Trois petites choses simples à mémoriser pour éviter des erreurs :

1- On écrit Monsieur en entier et avec une majuscule :

a) lorsque ce mot s’adresse au destinataire
« Cher Monsieur »,  » Veuillez agréer, Monsieur »

b) sur une enveloppe

2- L’abréviation de Monsieur n’est pas Mr -qui est anglais- mais M.

3- Le pluriel Messieurs s’abrège en MM.

Bientôt la même chose pour ces dames et demoiselles…

maître capela 24 : impérativement vôtre…

maitrecapello114

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  un décembre 14 bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Impérativement vôtre :

Ras le bol de rencontrer des impératifs mal orthographiés, notamment avec un « s » inapproprié.

Bizarrement, ce n’est pourtant pas le plus difficile à intégrer dans la conjugaison française, n’est-ce pas ?
Alors prenons 2 minutes pour nous remettre en mémoire que l’impératif se conjugue seulement à trois personnes et que la seule qui pose problème est la 2e du singulier (la 1e et la 2e du pluriel étant calquées sur le présent de l’indicatif).
En effet, celle-ci correspond à la 2e personne du singulier du présent de l’indicatif MAIS SANS LE S POUR LES VERBES DU 1ER GROUPE !!

Exemples :
– Tu manges. -> Mange !
– Tu finis. -> Finis !
– Tu prends. -> Prends !

Remarque : Les auxiliaires être et avoir et les verbes savoir et vouloir forment leur impératif sur la racine du subjonctif, et non du présent de l’indicatif.

Exemples : Tu es sage ; nous sommes sages ; vous êtes sages -> Sois sage ! Soyons sages ! Soyez sages !

Maître Capela 23 : l’insensée…

maitrecapello114

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela, pour sa rentrée 14 ! Cette semaine c’est :

Censé ou sensé ?

Oui, ces petits mots sont bien enquiquinants pour qui ne connaît pas la règle, pourtant assez simple, basée sur la réflexion :

« sensé » signifie « qui a du sens » ou « qui a du bon sens » alors que « censé » signifie « supposé ».

Astuce pour ne plus faire d’erreur avec ces homonymes : lorsqu’on peut remplacer « censé » par « supposé », il faut écrire « censé », avec un « c ».

Petit exercice pratique (solutions sur demande par mail à Christorama) :

– Je ne l’ai pas invitée, elle n’est pas ____________ venir à ma fête.

– Tu devrais lui poser la question ; en tant que professeur, il est ___________ t’aider à comprendre.

– Un professeur _____________ sait que tous les élèves ne comprennent pas tous en même temps.

– Les hommes politiques essaient toujours d’avoir des discours qui paraissent ____________.

– Un discours politique n’est pas ______________ résoudre tous les problèmes de la société, mais il est _____________ en parler.

(Source http://activitesfle.over-blog.com)

Maître Capela 22 : l'empreinte…

maitrecapello114

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela, pour sa dernière chronique de l’an 13 !

Empreint et emprunt

Oui, cela peut vous sembler incroyable, mais je relève très souvent cette erreur, notamment dans des textes où l’on veut se donner un genre un peu savant ! Et on peut dire que cela discrédite leurs auteurs de manière irrémédiable (j’exagère ? 😉 )…

Emprunt : du latin mutare (échanger). Pour ne pas se tromper, on pense à emprunter.

Emprunt, c’est curieux, désigne à la fois l’action et l’objet : action d’utiliser quelque chose (objet, argent, etc.) qui appartient à un autre et aussi ce quelque chose que l’on utilise et qui appartient à un autre.

Empreint : du latin premere (appuyer en écrasant) qui donnera imprimerie, empreinte, ou prégnant.

Cet adjectif signifie « marqué par la pression » et il s’utilise toujours suivi de « de ».

Exemples : « Ton visage est empreint de colère, peut être veux tu qu’on parle des emprunts que je t’ai faits ? », « La langue française fait, ces derniers temps, de nombreux emprunts à l’anglais. », « Ses traits étaient empreints de gravité. »

Merci Maître Capela et rendez vous vite en l’an 14 pour de nouvelles aventures autour des mots et de la belle langue française…