Archives de catégorie : maître capela

des mots et du sens…

maitre capela : démerdentiellement…

Voici la chronique du jour de l’adorée Maître Capela :

« Parce que la période reste relativement morose, jetons nos regards sur
la capacité de nos contemporains à trouver dans l’humour une façon
réjouissante de résister, comme atteste cette photo.

Ainsi, les mots-valises (appelés techniquement amalgames lexicaux) et
autres petites formules choc (que les anglo-dépendants appelleront
punchlines) fleurissent elles sur les réseaux (plus commerciaux que
sociaux, mais là n’est pas le débat) et dans les manifestations pour la
plus grande joie des amoureux.ses de la langue dont je suis.

Je vous livre une création que j’affectionne tout particulièrement : à
l’heure du « présentiel » et du « distanciel », certains ont eu la bonne idée de créer le mot « démerdentiel », apocope simple (comme « avionique » avion + électronique) formé des mots « démerder » et « distanciel », ce dernier étant un néologisme sur le modèle de présentiel, directement
importé de l’anglais « presential », on y revient !

Dermerdentiel illustre très bien, me semble-t-il, l’exercice de nos
métiers en ce moment ».

Piqûre de rappel par Mâitre Capela

C’est le retour de Maître Capela, qui va régulièrement ramener sa fraise et son amour des bons mots et de notre belle langue française. Elle revient avec une mini nouvelle à la pertinence si actuelle :

Me voici, une toute petite chronique alors : 

Entendu ce jour au Jeu des mille euros, un mini quiz rigolo ! 

Quel est le seul mot français dans lequel les lettres « qu » ne sont pas suivies d’une voyelle mais d’une consonne ? 

C’est le mot piqûre ! 

Question essentielle en ces temps où les vaccins suscitent tant de prises de parole inutiles ! 😉

Le retour de maître capela…

C’est le bonheur du jour et le retour de Maître Capela en cette rentrée hors norme. Comme toujours, c’est l’amie / amatrice des bons mots, des belles phrases et des chroniques inspirées :

« J’aime beaucoup les chroniques bien troussées et culottées d’Arnaud Daguin dans l’émission « On va déguster » sur France Inter :

https://www.franceinter.fr/emissions/le-coup-de-lame-d-arnaud-daguin


Son intelligence se marie malicieusement à une plume leste et piquante qui fait mon bonheur.

Pour faire aimer les hommes à accent !

La dernière sur Nes… est un petit bijou que je vous recommande. »

A très bientôt pour une autre chronique très capelovitchienne.

Maître Capela : avec ou sans quelq’un…

… c’est l’après confinement et à l’heure du déconfinement c’est le grand retour (et en belle forme) de l’indispensable Maître Capela qui pousse un cri contre une langue française à la dérive. Je suis d’accord avec elle et sa sagacité. Avec Maître Capela j’apprends tout les jours un peu plus, merci à elle :

« Le confinement nous a plongés dans un monde distancié où les liens de
tous ordres arrivaient en rafale sur nos différents récepteurs : boites
mails, SMS, messageries instantanées et autres réseaux sociaux plus ou
moins dignes… C’est ainsi que j’ai découvert une nouvelle liberté
prise avec la langue française que j’aime tant. Elle concerne le verbe
partager.

En effet, dans le langage « orthodoxe », on partage quelque chose AVEC
quelqu’un. Et bien figurez vous que dans le monde d’après, on vous
partage quelque chose : une vidéo, un dessin, une blague… Cette
formulation me hérisse les poils car le verbe partager, promesse de tant
de bonheurs, me semble ainsi torturé ! On partage quelque chose, pas
quelqu’un (sauf si on est un psychopathe !)

Mais peut être est-ce révélateur de la période : sommes-nous vraiment en train d’échanger AVEC les autres ? »

Maitre Capela : tort, tord, tors…

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà en ce début 2019 notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  une année bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Avoir tort ou tord ou tors ?

Aïe les homonymes, ils n’ont pas fini de nous dérouter hein ?

Faisons le tri ensemble :

1) Tort

« tort » a pour sens : tout ce qui est faux, ce qui s’oppose à la raison, au bon sens, ce qui est juste.

On trouve ce mot dans les expressions avoir tort, faire du tort à quelqu’un, à tort et à travers, à tort ou à raison, être dans son tort, donner tort

Exemple : A tort et à travers de Manu Larrouy https://www.youtube.com/watch?v=JaOnlrIAb-U

2) Tord

C’est le verbe tordre conjugué à la troisième personne du présent de l’indicatif.

Truc : pour ne pas confondre avec « tort », essayez de le conjuguer à l’imparfait. Si vous pouvez remplacer « tord » par « tordait », alors vous avez bien affaire au verbe « tordre » et non à « tort ».

Exemple : Au tord-boyau de Pierre Perret https://www.youtube.com/watch?v=YnbGIVYQmvk

3) Tors

Ancien participe passé de tordre, cet adjectif signifie donc « tordu » et donne « torse » au féminin.

Exemple (pas trouvé mieux 😉) : le groupe Tors https://www.youtube.com/watch?v=cuRO5ljgV8E&start_radio=1&list=RDcuRO5ljgV8E

maître capela : qui ou qu’il ?

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà enfin notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  ce printemps bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Faut écrire « ce qui… » ou « ce qu’il… » ?

La règle est que l’on peut écrire aussi bien : « nous verrons ce qui se passera » ou « ce qu’il se passera« . Il n’y a pas de règle formelle pour distinguer ces deux expressions que l’on emploie indifféremment.
Attention, 2 exceptions : falloir (ce qu’il faut et non ce qui faut) et plaire, où il convient d’employer ce qu’il quand on veut sous-entendre après plaire l’infinitif du verbe employé précédemment». En effet, falloir étant un verbe exclusivement impersonnel (c’est-à-dire qui ne s’utilise qu’à la troisième personne du singulier), on doit toujours écrire ce qu’il (faut). Avec le verbe plaire, il est possible de distinguer la construction impersonnelle de la construction personnelle : Fais ce qu’il te plaît (de faire) [entendez : ce que tu voudras] n’a pas exactement le même sens que Fais ce qui te plaît (entendez : ce qui te donne du plaisir, ce qui t’attire).

Reste à évoquer le cas du verbe… rester, sur lequel les spécialistes ont du mal à s’accorder : certains admettent les deux constructions sans distinction de sens (Il sait ce qui lui reste à faire ou ce qu’il lui reste à faire, étant donné que l’on peut dire telle chose lui reste à faire ou il lui reste à faire telle chose), d’autres écrivent : « N’est-il pas clair que vous direz sans hésitation, c’est tout ce qui me reste, et je sais ce qu’il me reste à faire ? »

maître capela : à bicyclette…

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà enfin notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  ce printemps bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Doit-on dire « en vélo » ou « à vélo » ? 

Voilà une règle facile à retenir et qui vous permettra de ne plus jamais vous ridiculiser en utilisant la mauvaise préposition.
Il faut employer la préposition « à » lorsqu’on parle du vélo ou de la bicyclette, mais aussi de la moto, du cheval ou du ski. L’explication est toute simple : l’usage de la préposition « en » doit être réservée aux véhicules ou moyens de transport à l’intérieur desquels on peut prendre place : en voiture, en train, en bateau, en avion.
Dans les autres cas, c’est la préposition « à » qu’il faut utiliser. On doit donc dire et écrire « à vélo ».

Pour vous souvenir facilement de cette particularité, un bon moyen mnémotechnique consiste à remplacer le mot courant vélo par son équivalent plus strict bicyclette. L’expression « en bicyclette » sonne assez faux, alors que ce n’est pas le cas de « à bicyclette », vous ne trouvez pas ? Par ailleurs, la préposition « en » signifie « dans – dedans », ce qui est assez explicite.

c’est la rentrée de Maître Capela…

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… et bien voilà, on y est, c’est le temps retrouvé de la rentrée, et de facto la petite rentrée de votre humble blog tant aimé (du moins j’espère !).

Nous commençons ce vendredi 1er septembre 17 par la rentrée toute en beauté de notre si brillante et lumineuse Maître Capella, et pour débuter, un demi sinon rien  :

« A votre demande itérée : « le mot « demi » s’accorde-t-il et si oui comment ? », ce blog indispensable a décidé d’apporter la réponse idoine.

1- Placé devant un nom ou un adjectif, « demi » est invariable :

Exemples : une demi-heure, des demi-frères, des petits pois demi-fins

2- Placé derrière un nom ou un adjectif, « demi » peut prendre la marque du féminin, mais jamais celle du pluriel :

Exemples : deux heures et demie, trois mois et demi

3- La locution « à demi », qu’on trouve dans « à demi-mot » ou « à demi nu », est invariable mais n’est pas suivie d’un trait d’union devant un adjectif.

Exemples : la fenêtre à demi fermée.

4- Enfin, « demi” peut aussi être un nom et vous le connaissez bien pour l’avoir pratiqué tout l’été, bien frais, en terrasse de lieux sublimes :

Exemple : Garçon, un demi s’il vous plaît ! »

Maître Capella

maître capela 28 : il s’avère que…

maitrecapello114

Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà enfin notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  ce printemps bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Il est avéré que… :

Ho ho, à la veille du premier tour des élections présidentielles, mon bloggy friend demande une chronique de maître Capela.

Nous allons donc aborder l’utilisation du verbe « avérer » qui signifie « qui s’est vérifié, qui s’est révélé exact ».

Vous me pardonnerez mes exemples partisans mais il est des moments historiques où chacun doit prendre ses responsabilités.

Avérer vient du latin verus (qui signifie vrai). On ne dit donc pas que quelque chose s’est avéré vrai (c’est un pléonasme, c’est à dire que cela signifie deux fois la même chose, comme « monter en haut » ou « sortir dehors ») ou faux (c’est un contresens, une contradiction) . On dira donc « cela s’est avéré », ou au contraire « cela ne s’est pas avéré » (ou encore « cela s’est révélé vrai ou faux »).

Par exemple, on peut dire « J’espère que la présence de Mme Le Pen au second tour ne s’avérera pas » ou « Malgré sa stratégie de dédiabolisation, il est avéré que le Front National est un parti affilié au nazisme »

cf. http://www.francetvinfo.fr/politique/moralisation-de-la-vie-politique/video-envoye-special-front-national-les-hommes-de-l-ombre_2096321.html

maître capela 27 : à proximité…

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  un automne16 bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Près ou prêt ?

Sur ce blog-ami, on est prêt à tout pour que vous soyez près de trouver une solution à la bonne orthographe de « près-prêt ».

C’est très simple : quand vous utilisez le son « pré » suivi de « de », c’est près et comme ce mot est une préposition, il est invariable.
exemple : Cet automne n’est pas près de devenir pluvieux.

Quand ce même son « pré » est suivi de « à », c’est un adjectif et il s’accorde donc en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte.
exemple : Cet automne ne semble pas prêt à devenir pluvieux.

Mon petit conseil : exercez-vous pour bien mémoriser ces orthographes, tapez sur votre moteur de recherche « près prêt exercices », le net propose de nombreux outils pour progresser !

A la prochaine fois !