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la petite phrase de Vincent Almendros…

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Cette semaine la petite phrase de Vincent Almendros, un écrivain qui donne envie de lire son « Faire Mouche » :

« J’avais été, jusque-là, un homme sans histoire. Peut-être parce que j’étais né dans un village isolé, au milieu de rien. Car c’était ça, Saint-Fourneau, un trou perdu. Y revenir m’avait toujours paru compliqué. Il faut dire que ma mère, elle, y vivait encore ».

Vicent Almendros, Faire Mouche, Editions de minuit

barbara carlotti ou le songe hypnotique…

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… c’est la grande semaine de la très belle chanson française avec de sublimes sorties d’albums qui mettent  des bouts de printemps dans nos têtes.

Commençons par le nouveau et 5ème album de la très raffinée Barbara Carlotti. Il se nomme Magnétique et nous envoute dès le premier morceaux « Voir les étoiles tomber ». Un disque très haut de gamme, aux mélodies ensorceleuses, comme un poisson aimé.

Magnétique et plus…

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roland barthes et mister burger…

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… il revient et son analyse est dé-coiffante ou quand le grand sémiologue Roland Barthes sévit, le burger sans défense n’a plus alors qu’à bien se tenir :

« Roland Barthes soupire en lâchant une bouffée : « Qu’est-ce qu’un burger ? Un objet passé de Hambourg à New York, au temps où les ancêtres d’Angela Merkel criaient famine. Les Américains l’habillent en jaune, vert, rouge, le diffusent en Europe en prononçant le mantra « Mondialisation » . Peut-on le comparer au jambon-beurre qui est le produit nomade par excellence, qu’on met dans son sac, qu’on peut manger debout dans la rue en marchant ? Car le burger nécessite au minimum les deux mains libres. Faire mine de découvrir les miracles du « service à table », c’est cocasse : même emballé pour être emporté, le burger se mange assis, contrairement au jambon beurre très nomade »

C’est presque vrai, c’est toujours juste et c’est dans le grand bazar de l’alimentation.

Retrouvez la rencontre imaginée de Roland Barthes, ici dans l’Alimentation générale…

maître capela : qui ou qu’il ?

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Bonjour amis du pinaillage et autres curiosités linguistiques, revoilà enfin notre incontournable et adorée Maître Capela, pour  ce printemps bien dans son vocabulaire ! Cette semaine c’est :

Faut écrire « ce qui… » ou « ce qu’il… » ?

La règle est que l’on peut écrire aussi bien : « nous verrons ce qui se passera » ou « ce qu’il se passera« . Il n’y a pas de règle formelle pour distinguer ces deux expressions que l’on emploie indifféremment.
Attention, 2 exceptions : falloir (ce qu’il faut et non ce qui faut) et plaire, où il convient d’employer ce qu’il quand on veut sous-entendre après plaire l’infinitif du verbe employé précédemment». En effet, falloir étant un verbe exclusivement impersonnel (c’est-à-dire qui ne s’utilise qu’à la troisième personne du singulier), on doit toujours écrire ce qu’il (faut). Avec le verbe plaire, il est possible de distinguer la construction impersonnelle de la construction personnelle : Fais ce qu’il te plaît (de faire) [entendez : ce que tu voudras] n’a pas exactement le même sens que Fais ce qui te plaît (entendez : ce qui te donne du plaisir, ce qui t’attire).

Reste à évoquer le cas du verbe… rester, sur lequel les spécialistes ont du mal à s’accorder : certains admettent les deux constructions sans distinction de sens (Il sait ce qui lui reste à faire ou ce qu’il lui reste à faire, étant donné que l’on peut dire telle chose lui reste à faire ou il lui reste à faire telle chose), d’autres écrivent : « N’est-il pas clair que vous direz sans hésitation, c’est tout ce qui me reste, et je sais ce qu’il me reste à faire ? »