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madeleine…

J’ai recommencé à lire « La recherche » cet été, au calme de la Maison Fauvel en Aveyron, j’étais ambitieux et n’ai lu que 300 pages du gros livre Quarto Gallimard de l’intégrale de Marcel Proust. Bon je dois m’y remettre en 2021 c’est ma résolution pour savourer ce texte unique, exigeant mais si beau.

En attendant, un amoureux de Proust nous livre quelques secrets de lecture. La vraie madeleine. L’humour chez Proust. La métaphore. Les chagrins d’amour. Une promenade-passion dans l’œuvre du grand romancier français.

C’est évidemment sur France Culture et c’est avec l’érudit Jérôme Bastianelli.

Bonne dégustation…

https://www.franceculture.fr/conferences/culturegnum/passion-proust

eddy de pretto sur un bateau…

… il est de retour, il va sans doute avoir le melon, il est tant attendu, allons nous aimer autant la version 2 que la version 1 ?

Toutes ces questions sont à l’ordre du jour de ce début d’année 21 avec la sortie très prochaine du nouvel album du phénomène Eddy de Pretto, rappeur de variété haut de gamme pour sujets sociétaux. Savourons déjà le premier extrait « Bateaux mouches » et son clip « classique ».

Premières impressions locales : c’est du Eddy de Pretto, efficace et sans grande surprise. Une mélodie et des textes accrocheurs comme il sait si bien en faire.

Verdict final avec l’album complet courant 2021…

et c’est parti en couleurs…

… voilà le temps d’une nouvelle année et que dire de plus si ce n’est le dire avec des fleurs. Mon amaryllis et moi vous souhaitons une très belle et merveilleuse année 21.

De la nouveauté, plus de rencontres et d’humanité qu’en 2020, cela ne devrait pas être trop dur, du moins je l’espère.

Un petit retour plus régulier ici, c’est aussi ma nouvelle et bonne résolution made in 2021…

A suivre

anne sylvestre, la belle chanson…

… une grande dame de la chanson française s’en est allée un 30 novembre 2020. J’avoue ne pas très bien connaître son univers mais avoir eu le grand plaisir de la voir en concert sur Bordeaux lors d’une belle soirée organisée par l’Association Bordeaux Chanson.

Pour approfondir ma connaissance je vais replonger dans l’écoute des 5 grands entretiens de France Musique donnés par Anne Sylvestre à Jean-Baptiste Urbain.

C’est indispensable et c’est ici :

https://www.francemusique.fr/emissions/les-grands-entretiens/anne-sylvestre-1-5-je-suis-tentee-maintenant-de-parler-quelquefois-un-petit-peu-67562

confiture verte…

Confiture de tomates vertes mode balguerie, bordeaux novembre 20

En ces temps incertains, rien de tel que de bonnes confitures maison à savourer les jours brumeux ou heureux pour sucrer notre plaisir.

Voici donc ma classique et annuelle confiture de tomates vertes, petit bonheur tant aimé chez nous et qui permet d’éviter de gaspiller, en fin de saison, les tomates qui ne veulent ou ne peuvent plus rougir !

Ma recette est fort simple et à la porté de tous, en voici la base pour 1 kg de tomates vertes :

1 kg de tomates vertes bien en forme

600 g de sucre blanc (moi je préfère le roux pour la couleur bien élégante)

1 orange (le jus + le zeste)

1 citron bio (le jus + le zeste)

1 peu de cannelle en poudre mais pas trop (je crois que ma cuvée 2020 un peu trop cannellisée :))

Couper les tomates en tout petit, presser l’orange et le citron pour y verser le jus + zeste, + sucre et laisser macérer 12 heures dans votre récipient / bassine, le tout au frigidaire.

Le lendemain faire cuire, en remuant très régulièrement, au moins 1 heure (je ne comprends pas les livres de recettes qui annoncent tous qu’en 15 minutes votre confiture est cuite (n’importe quoi les amis).

Petit test, mettre une assiette dans le frigidaire et verser un peu de la confiture, si au bout d’un petit moment elle se fige quelque peu, c’est bon, c’est cuit et prêt à être mis dans vos bocaux ayant passé au moins 15 minutes dans de l’eau très chaude voire bouillante.

Étiquetez le tout avec raffinement et stockez vos confitures à l’envers.

Bon petit déjeuner très rétro saveur…

ps : cela peut faire un très beau cadeau de Noël fait maison

alain rey n’a pas dit son dernier mot…

Disparu discrètement (en ces temps incertains il a été tristement éclipsé par d’autres aléas dans nos vies), Alain Rey (1928-2020) co-fondateur du Petit Robert et directeur de l’incontournable Dictionnaire Culturel en langue française reste indispensable à notre éveil et curiosité sur l’histoire des mots, leurs sens et mutations…

Petite citation du jour, toujours aussi pertinente et lumineuse :

… L’académie, qui ne goûte guère les mots empruntés à l’anglais, recommande l’expression « goudron de houille », bien moins synthétique que « coaltar ». Dirions-nous certains matins difficiles que nous sommes « dans le goudron de houille » ? »

C’était aussi un grand conteur amoureux des mots, à (re)écouter ici sans fin :

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-15-novembre-2019

le café bach (1/3)…

A l’heure de la grande morosité qui nous submerge, voici venu le temps du Café Zimmermann et de son marathon musical qui nous permet en baladodiffusion de savourer l’intégrale des concertos pour clavier de Bach.

Quel régal à savourer seul ou à plusieurs (6 maximum évidemment).

« En léger différé de l’Auditorium de Radio France, l’ensemble baroque de Céline Frisch, Café Zimmermann, joue la 1° session de l’intégrale des concertos pour clavier de Bach. L’ensemble a déjà été récompensé par 5 Diapasons d’Or pour son interprétation envolée et contrastée de la musique de Bach ».

En écoute pendant 1000 ans ici :

https://www.francemusique.fr/emissions/le-concert-de-20h/direct-auditorium-de-radio-france-bach-integrale-des-concertos-pour-clavier-1-3-87932

alexandre tharaud dans un salon avec erik satie…

… l’automne est bien là, un thé, une madeleine et un must à la lenteur sidérante et au temps suspendu, l’œuvre parfaite du grand Erik Satie jouée ici et mis en scène par le « poète du piano » le bien nommé Alexandre Tharaud.

Pourtant en la critique de cet opus fut sévère et cruelle en 1897 :

« La Société Nationale nous a conviés à son 259ème concert, orchestre sous la direction du caustique Doret, concert qui, pour être d’une gaieté moins folle que le Pompier de service, ne m’en a pas moins intéressée… Quant aux « Gymnopédies », conçues parune andouille mystique, Debussy les a délicatement orchestrées, rendant fort admissible, du moins pendant les cinq minutes qu’elle dure, cette machinette dont le léger maboulisme centre-gauche ne rappelle guère la musique de scène composée par le même Erik Satie, ignare en ébullition, pour le péladanesque « Fils des Etoiles » ; _j’ai pu voir le monstre lui-même, fâcheuse tête de potard obséquieux._ » Henry Gauthier-Villars dit Willy, l’Echo de Paris, 23 février 1897

Pourtant qui se rappelle du grincheux Henry Gauthier-Vilars… personne et cela n’est pas grave car l’œuvre de Satie est intemporelle et traverse le temps comme un rayon éblouissant de lumière…