Maître Capela : avec ou sans quelq’un…

… c’est l’après confinement et à l’heure du déconfinement c’est le grand retour (et en belle forme) de l’indispensable Maître Capela qui pousse un cri contre une langue française à la dérive. Je suis d’accord avec elle et sa sagacité. Avec Maître Capela j’apprends tout les jours un peu plus, merci à elle :

« Le confinement nous a plongés dans un monde distancié où les liens de
tous ordres arrivaient en rafale sur nos différents récepteurs : boites
mails, SMS, messageries instantanées et autres réseaux sociaux plus ou
moins dignes… C’est ainsi que j’ai découvert une nouvelle liberté
prise avec la langue française que j’aime tant. Elle concerne le verbe
partager.

En effet, dans le langage « orthodoxe », on partage quelque chose AVEC
quelqu’un. Et bien figurez vous que dans le monde d’après, on vous
partage quelque chose : une vidéo, un dessin, une blague… Cette
formulation me hérisse les poils car le verbe partager, promesse de tant
de bonheurs, me semble ainsi torturé ! On partage quelque chose, pas
quelqu’un (sauf si on est un psychopathe !)

Mais peut être est-ce révélateur de la période : sommes-nous vraiment en train d’échanger AVEC les autres ? »

concert ensemble pour public chez soi…

… pour la première fois depuis le confinement les musiciens de la Philharmonie jouent ensemble avec la bonne distance mais sans public. Ils doivent être heureux et cela se comprend même s’il manque un truc… le fameux public et ses raclements de gorge.

Savourons donc cela depuis nos salons et nos écrans, la sensation ne sera pas la même que dans une vraie salle de concert, mais le bonheur, en direct d’écouter et regarder les musiciens jouer, devrait être là pour un moment unique.

Au menu du concert de ce soir Richard Strauss et Richard Wagner..

rose balguerie…

… c’est peu la fierté du Cours Blaguerie Stuttenberg car nous avons depuis 2 ans de belles roses trémières dans l’esprit de la municipalité qui souhaite fleurir la ville. Nous avons été parmi les premiers du cours à lancer la mode qui a fait des petits.

Quand des idiots ne s’amusent pas à les décapiter (nous croisons les doigts cette année) elles s’élancent et offrent leur fleurs magestueuses en formes et en couleurs.

La seconde est plus timide mais aussi plus jeune. Elle devrait dans quelques semaines se dévoiler et offrir ses fleurs. Nous suivons cela avec une grande attention.

A suivre…

piccoli en mai…

… Milou en mai c’est Michel Piccoli (bon voyage : décembre 1925 – mai 2020) dans le beau et mésestimé film de Louis Malle sorti en 1989.

Parmi la centaine de films du grand acteur, amoureux de la vie, des mots, des images je ne sais que choisir, je n’ai pas tout vu loin de là, mais ce Milou en mai garde pour moi un doux parfum qui m’invite à le revoir au plus vite.

La petite histoire :

Le film raconte une dispute au sein d’une famille bourgeoise de province pour le partage de l’héritage autour du cadavre d’une défunte, sur fond de Mai 1968.

Milou Vieuzac (Michel Piccoli) est un grand rêveur et un épicurien qui vit, dans la maison bourgeoise familiale dans la campagne gersoise, avec sa mère, madame Vieuzac (Paulette Dubost). Un jour, alors qu’il est sorti, celle-ci meurt soudainement d’une crise cardiaque. C’est le commencement de la réunion de famille qui doit décider des modalités de l’enterrement de la mère, que l’on veille pendant que la révolte étudiante éclate à Paris. La défunte est alors devenue l’« âme » de la famille et de la maison sur fond de crise, de règlements de compte, alors que dehors le monde change brutalement. Avec la grève générale, l’enterrement se fait plus compliqué, exacerbant les tensions.

C’est beau est c’est aussi ici en extrait…

mondrian en plein air…

exposition de rue, bordeaux chartrons

… à l’heure actuelle les lieux culturelles sont encore fermées et l’on ne sait pas encore pour combien de temps. Que cela ne tienne nos environnements, nos rues, nos quartiers, nos villes, nos campagnes sont autant de musées ouverts à tous, gratuits et parfois très surprenant.

Je vous propose aujourd’hui l’exposition de rue de Piet Mondrian, oeuvres certainement pas inédites ni originales mais, pour autant, une belle évocation qui se propose à nous rue Barreyre dans le quartier des Chartrons à Bordeaux.

A vos expositions improvisées, regardez bien autour de vous et n’en perdez pas une miette.

A suivre…

persil bonheur…

persil bio et son habitant, mai 20

… aujourd’hui 7 jours après il faut beau et je cuisine un peu. Je regarde ce qui se trouve dans mon frigidaire et les légumes qui attendent mon intervention. Je me décide donc pour une recette de cosses de fèves à la portugaise. Comme toujours j’improvise et adapte quelque peu la recette initiale.

Une idée, j’ai du beau persil de mon Amap donc je vais en mettre dans cette recette. Soudain en cueillant quelques brins je tombe sur une voisine orangée avec des points noirs. Elle est fort séduisante et je l’admire dans son exploration de la forêt de persil. Je lui propose un séjour parmi les plantes d’une de nos jardinières pour changer d’air et prendre son envol à son grès.

La coccinelle du bonheur est parmi nous.

A suivre…

4 jours après…

4 jours après, Glenn Gould et Bach au Cours Balguerie Stuttenberg

… 4 jours après, le temps du post confinement est parmi nous. Début de semaine morose avec un temps qui joue l’hiver en prolongation.

Encore cette semaine à la maison en télétravail je savoure le confort de mon bureau et ma discothèque revisitée. Je suis actuellement sous l’influence du singulier pianiste Glenn Gould et de son interprétation de la Suite Anglaise n° 1 en la, BWV 806 de JS Bach et autres pépites (So You Want to Write a Fugue de Gould ; Wagner ; Schönberg) sur ce vinyle édité en 1974.

Partager ma joie du moment ici : https://www.dailymotion.com/video/x6clmu

concernant le 3ème quizz de la période de confinement J45 du 5 mai 2020, il fallait trouver « Kind of blue » (1959) le plus beau album de Miles Davis. Parmi les nombreuses bonnes réponses, après tirage au sort sous le contrôle de Maître Cuicui, la gagnante est Ludivine la Cubzacaise, bravo à elle.

Les gagnants recevront un petit cadeau made in Christo, d’ici la fin mai / début juin.

A suivre…

journal d’un confiné #54

j54, vivement lundi, bordeaux chartrons

… J54, il y a le très beau film Vivement dimanche (1983) de François Truffaut avec Fanny Ardant et Jean-Louis Trintignant et maintenant il existe l’incontournable Vivement Lundi Prochain.

Ceci pour annoncer la fin du confinement débuté mi mars et finissant avec prudence le 11 mai 20. Date historique, date magique, date tant attendue… mais qu’en fera t-on finalement !

En tout cas, la petite boutique de mobilier de design du XXème siècle au quartier des Chartrons est motivée pour arriver à ce lundi inespéré.

A demain pour la nouvelle ère, celle du journal d’un déconfiné…

journal d’un confiné #53

j53, bordeaux confiné mais village

… J53, ce samedi il fait beau et bon et une balade d’une heure est organisé en associant quelques courses du jour. Direction le quartier voisin que l’on adore, les Chartrons et son charme village.

Nous empruntons diverses petites rues connues mais souvent moins connues pour éviter le grand axe du Cours Balguerie Stuttenberg que nous connaissons très bien.

Soudain, deux petites rues attirent notre regard, quelque peu cachées, à l’abri des passants, elles se méritent un peu.

Voici le temps de la rue Flèche et de la belle rue Vandebrande (il existe aussi un passage Vanderbrande), un air de village est là et nous séduit. Pas de voiture, de la végétation entretenue, le calme serein. Le charme opère, nous adorons ces deux rues immédiatement. Une belle découverte à moins d’un kilomètre de la maison, le bonheur donc car nous y repasserons souvent.

A demain…

Culture et design